Dr Bernard Auriol
Association « Les Petites Toulousaines »
5 Impasse Blanchard
31400 – Toulouse
Tél 05 61 25 26 27
Fax 05 61 52 28 31
Monsieur le Président
Commission d’Enquête,
4° modification du PLU de Toulouse
s/c Direction du Développement Urbain et Durable
de la Mairie de Toulouse,
2 bis place des Carmes,
31000 Toulouse
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs
Je vous adresse ce message au nom de l'Association "Les
Petites Toulousaines". Son but est d'illustrer et défendre l'habitat
modeste à taille humaine, dont un des modèles de notre région
est celui des "toulousaines".
Nous voudrions insister sur le lien probable qui met en corrélation
la concentration (= densité) de l'habitat et la quantité de
stress subi par ses habitants.
Le stress, pris en considération ici, est connu chez les animaux dont
l'espace de vie est restreint, ce qui multiplie à l'excès les
interactions entre eux non souhaitées et non souhaitables.
Chez les êtres humains, l'autre, proche voisin, est d'autant plus perçu
comme ennemi que sa proximité structurelle enlève toute possibilité
d'éviter sa fréquentation.
Les différences des individus entre eux ne peuvent alors plus être
perçues comme un enrichissement réciproque, mais ils deviennent
les marqueurs et comme les oriflammes des communautés d'appartenance
respective. De là des méfiances, des attitudes irrespectueuses,
des conflits inadaptés mais parfois gros de conséquences individuelles,
microsociales et politiques sans fondement rationnel.
Ces phénomènes pourraient être responsables d'une augmentation
des troubles de la santé individuelle : maladies allergiques, maladies
de système, maladies psychosomatiques, décompensations névrotiques,
psychotiques et psychopathiques. Le coût de ces troubles de la santé
individuelle sont difficiles à chiffrer mais certainement très
lourds.
Ces mêmes phénomènes pourraient être responsables
d'une augmentation des troubles de la "santé sociale" : augmentation
des conflits de voisinage, augmentation plus générale de la
délinquance, difficultés au travail liées à une
diminution de la quantité et/ou de la qualité du sommeil, diminution
de l'autonomie de pensée et de la créativité des habitants
dont le seul recours pourrait se trouver un jour dans la violence collective.
Là encore le coût économique est difficile à chiffrer
mais pourrait être plus lourd qu’on ne l’imagine.
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De grands ensembles immobiliers ont été construits en réponse
à la pénurie de l’après guerre. Conçus avec
intelligence par des politiques et des architectes compétents et de
bonne volonté, ils ont pourtant engendré des difficultés
qu’il est superflu de décrire ici par le menu.
L'attrait de la ville de Toulouse tient pour beaucoup à la diversité
qu'elle manifeste. Tous types de population s'y côtoient dans le cadre
de la mixité urbaine: dans beaucoup de quartiers, les nombreuses maisons
individuelles (dont les fameuses Toulousaines) qui la parsemaient étaient,
autrefois, à peine ponctuées par quelques immeubles.
Cet équilibre a été inversé au profit d'immeubles
de taille réputée « moyenne » pour, disait on, permettre
d'absorber la population désirant, depuis quelques années, s'installer
dans notre ville.
Mais si une telle inversion d'équilibre se perpétuait, cela
pourrait changer radicalement l'attractivité de notre communauté
ainsi que sa morphologie sociale.
Cette fuite en avant provoque même des effets pervers déjà
visibles. Alors que la population, dans son ensemble, souhaite jouir d'une
préservation de la nature, les petits propriétaires n'ont plus
aucune raison de conserver leurs terrains avec quelques arbres ou quelques
fleurs, parfois des légumes. Ils sont presque invinciblement attirés
par les propositions de promoteurs qui font monter le prix des terrains au
point qu'il devient très avantageux de leur vendre sa petite maison
ou son jardin. Ils seront agrégés à d'autres terrains
similaires et voués à la destruction au profit d'immeubles sans
âme.
Le seul moyen d'endiguer cette logique est de rendre moins avantageuse la
construction de telles structures.
L'objection du coût des réseaux (eau, gaz, électricité,
téléphone, voierie) tient mal devant les impératifs de
santé individuelle et collective que nous avons évoqués
plus haut.
Par ailleurs, d'autres modèles urbains existent, y compris dans d'autres
métropoles.
Nous ne sommes pas contraints d'imiter Hong Kong, New Dehli, New York ou la banlieue parisienne. Dans tous ces cas, la concentration de population, contrairement à toute attente, est loin de réduire les temps de transport ou les frais de maintenance ou de construction des réseaux. Le plus de proximité n'engendre, c'est le moins à dire, une quelconque convivialité. Bien au contraire !
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- Il nous parait nécessaire et urgent de freiner la dérive bétonneuse
qui nous a été léguée par les PLU antérieurs.
C'est pourquoi nous considérons comme souhaitable la limitation de
hauteur des nouvelles constructions à 12m (voire 10 m), notamment sur
les zones de la communauté urbaine qui se trouvent à proximité
d'espace verts ou qui comportent des jardins traditionnels.
Dans le même esprit, nous demandons le rétablissement de la limitation
de la SHON tel qu’elle existait avant le PLU ; il ne convient pas d’étendre
la licence de construire sans limite que contenaient les « prescriptions
» incluses jusque là dans les documents « graphiques »
annexés au PLU. Il faut, bien au contraire, éviter la mise en
chantier inconsidérée du type d’immeubles sans limite
de SHON, qu’on a vu fleurir ces dernières années le long
de certaines voies considérées comme « importantes ».
- Par ailleurs l’évolution climatique s’accélère
et dépasse ce que craignaient jusque là les scientifiques spécialisés.
Ceci implique qu’au delà de grêles ou de tornades éprouvantes,
nous devons nous attendre à des débordements excédant
de beaucoup ceux que la Garonne a connus au long de l’histoire. Cette
prévision très probable signifie que les digues existantes établies
en fonction de la PHEC pourraient s’avérer bien insuffisantes
et que nous aurons à pleurer ceux de nos concitoyens qui en seront
victimes. D’autant que cette PHEC n’est probablement pas exacte
si nous prenons en considération les crues antérieures au XIX°
siècle (Cf. les délibérations du Conseil Municipal lorsque
la PHEC a été définie).
Cela rend irresponsable la décision d’encourager les constructions
en zones inondables et aussi d’inciter à créer des parkings
souterrains dans ces zones. Les parkings souterrains contribuent , plus encore
que les bâtiments dont ils sont l’assise, à amoindrir les
possibilités d’infiltration et de circulation des eaux, même
quand on reste au dessus de la nappe phréatique.
Par ailleurs, le nombre de parkings
obligatoires à prévoir, devrait être au moins égal
à deux pour chaque appartement ; en effet les familles qui se limitent
à deux voitures sont bien rares. Rappelons nous que le nombre d’immatriculations
en Haute Garonne est un des plus élevés de toute la France !
Il n’est pas réaliste de penser que le surplus de véhicules
pourra trouver une place le long des rues. Ce n’est déjà
plus le cas et si on poursuit la « densification
» cela le sera moins encore ! S’ils ne construisent pas suffisamment
de parkings, il convient donc d’exiger des bâtisseurs, une contribution
permettant à la Mairie d’édifier de nouveaux parkings
publics ou d’étendre ceux qui existent, sur le modèle
des parkings du métro.
Convaincus que vous voudrez tenir compte de ces observations, veuillez croire
en l’expression de toute notre confiance et de notre considération,
Dr Bernard Auriol,
Président de l'Association "Les Petites Toulousaines"
5 Impasse Blanchard
31400 - Toulouse – France
tel +33 (0)5 61 25 26 27
Site http://www.les-petites-toulousaines.com/densification.htm
voir aussi: http://benje.free.fr/dotclear/index.php?tag/urbanisme
Par ailleurs, une Association proche de nous appuie de manière circonstanciée sa demande de prévoir suffisamment de parkings :
1) Remarques concernant la 4ème modification du PLU
Exemple; pour la construction de 3 T2 de 50m² classiques:
Il s'agit donc dans la règle de différencier le stationnement résidentiel de celui lié aux constructions à usage de bureaux notamment. D'autre part, la traduction de 1 place par logement par 1 place par 80m² shon ne correspond manifestement pas à la typologie des logements construits actuellement en centre-ville, qui sont en majorité de 60m² shon, chiffre qu'il faudrait retenir si l'on veut conserver l'équivalence moyenne d'une place pour un logement. L'Association demande que soit conservée la règle de
stationnement minimum pour les Association des riverains des rues de |