La Densification urbaine

Dr Bernard Auriol

 

Les hommes sont comme des pommes
Plus on les serre, plus ils pourrissent vite

Toulouse est assoiffée de densification, au moins est-ce la rumeur...

Mais est-il bien sage et sans conséquence humaine que de résilier ce don que nous a fait l'histoire d'une Ville qu'il était presque possible d'appeler une "ville à la campagne" !?

Toujours est-il que fleurissent les bâtiments, fructifient les grues... Fut-ce derrière un feu rouge ... (Photographie prise depuis le Pont Saint-Michel; Mai 2006).

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Ce que l'architecture nous dit de nos sociétés

images et textes : Stéphane Gruet

 

La densification est présentée comme une évidente nécessité; non seulement comme pour toutes les villes de France - et du monde - qui doivent faire face à une urbanisation toujours croissante et à l'accroissement démographique global, mais surtout pour Toulouse, qui croit à une expansion continue dans le sillage d'Airbus.

De l'accroissement démographique local, on déduit la densification, qui pourrait laisser entrevoir une concentration, un entassement bien dommageables. Certains (par exemple Mr Fournier, Président de l'Union des Comités de Quartier de la Ville de Toulouse) ont évoqué le cheminement imparable qui va de la densification à la ghettoïsation !

Allez donc sur LaDépêche, lire la colère des toulousains !

Hong Kong nous offre le spectacle extrême de la densification optimale ! Qui en voudrait ?

C'est pourtant, caricaturé, le destin qu'on nous promet; au motif de nous loger !



Maisons-Cages à louer à Hong-Kong (150 € / mois) :
"Apparus dans les années 1950 pour loger la main d'oeuvre immigrée, ces espaces minuscules et indignes tranchent avec l'opulence locale. Le grillage protège contre le vol et permet d'accrocher des cintres et des sacs plastiques, autant de rangements pratiques et nécessaires quand on vit dans moins de 2 m²
!"

Cette photo et ce texte sont des citations extraites du très intéressant article de Florence de Changy paru dans
"Le Monde" du Samedi 4 Juillet.

 

Les français, tout comme les anglais, préfèrent habiter une petite maison que de se retrouver noyés dans un grand immeuble. Une petite maison et son jardin. Autant dire, une petite toulousaine ! Ou l'une de ses soeurs de Bordeaux ou de Kochi ! Mais les urbanistes bien placés s'insurgent : cet étalement est trop coûteux : en réseaux d'assainissement, d'eau, de gaz, d'électricité, de téléphone; en voies de communication : rues, trams, trains ou métros. Ainsi, la collectivité trouve les fonds utiles aux habitats des cadres qui ne démordent pas de leur piscine et de leur petit pré, mais n'est pas assez riche pour permettre à de moins fortunés de faire le choix de la maison individuelle !

Londres est pourtant sur ce modèle et d'y avoir vécu quelque peu en banlieue fleurie m'en donne la nostalgie. Loin des voitures brûlées et des rancoeurs accumulées, shanti, shanti, shanti-i !

"Des études norvégiennes montrent que les habitants des zones très denses utilisent certes peu leur voiture en semaine, mais partent davantage en Week End. C'est ce qu'on appelle l'effet barbecue. le bilan carbone de leurs déplacements est finalement équivalent à celui des habitants de la périphérie" Eric Charmes, CNRS, IFU

Information transmise par Marie-Josèphe Carrieu-Costa

Marie-Josèphe Carrieu-Costa a par ailleurs manifesté son soutien aux Petites Toulousaines par un texte d'analyse original, concernant les réactions des acteurs de l'Urbanisme et des acteurs politiques aux efforts de réflexion menés dans le cadre des Petites Toulousaines.

Tout citoyen devrait être à l'abri des bruits du dessus : les disputes conjugales, les gronderies aux enfants, les cris variés, les matchs de foot télévisés et les musiques tonitruantes.

Et aussi de la divulgation ou de la marchandisation de ses chuchotements ou de ses nuits d'insomnie, lorsqu'il surfe bêtement sur le web et que l'espionnage publicitaire le met en fichier pour faire croître son asservissement aux ravisseurs de consommation. C'est à juste titre que les gouvernements et les économistes les plus éminents se préoccupent de ce problème, concernant par exemple la fusion de Google et Double-Click [en cache ici]

Tout citoyen devrait respirer un air potable, et non le mélange indécis de recettes variées, du tout à l'égoût débordant et des toilettes en défaut.

Tout citoyen devrait pouvoir, s'il le souhaite, rentrer en sa demeure sans ascenseur, non à cause des pannes, mais grâce à la hauteur humaine des bâtiments. Washington DC n'a-t-elle pas été sage d'interdire la construction de tout bâtiment qui dépasserait la hauteur du Capitole ? Ne serait-il pas sage de limiter la hauteur constructible à celle de notre propre Capitole toulousain ?

Tout citoyen devrait pouvoir jouir d'un jardin sans être surplombé par des dizaines de regards.

Les connaisseurs de la vie monastique savent bien que le plus dur dans la vie austère des trappistes n'est ni le lever de nuit ou les nombreux carêmes, ni le végétarisme, ni le silence permanent, ni le travail manuel, l'étude ou la prière, ni même la coulpe devant le chapitre assemblé, mais la promiscuité permanente; et ce, même la nuit où, pendant des années, les moines se retrouvent dans le dortoir collectif à entendre les ronflements, les cauchemars, les prières [comme on peut le voir dans le film " Des hommes et des dieux"] ou les simples respirations de son voisin.

La promiscuité qu'on dénonce dans les camps de concentration, les pénitenciers, les prisons saturées, cette promiscuité qu'on a atténuée dans les Cliniques, puis les Hopitaux et jusque dans les asiles psychiatriques, est source de malheur aussi bien d'ailleurs pour les animaux que pour les hommes ! Reste à explorer les nuisances évidentes au regard du psychologue que comportent les open-spaces bureautiques. Ils sont le lieu commun des subalternes qui aspirent ardemment à obtenir le bureau personnel dont bénéficient leurs "supérieurs".

On doit à Lara Capelle - Fillion un remarquable travail sur les relations de voisinage, les contraintes que ces relations incluent lorsque l'espace habité se resserre. Elle a aussi évalué l'impact d'un tel phénomène sur la santé mentale. Des travaux de recherche plus récents ont été menés à propos des corrélations entre densification et problèmes de santé, développement des schizophrénies, délinquance individuelle ou émeutes sociales.

Il ne s'agit certainement pas de nier que l'homme est avant tout un être social qui dépérit dans l'isolement auquel on voudrait parfois le contraindre, isolement qui peut s'exacerber en torture si on y ajoute une forme de déprivation sensorielle.

Mais, si l'homme dépérit dans l'isolement, il se gâte aussi dans la promiscuité, l'absence d'un espace personnel suffisant. Ce qui veut dire qu'un minimum de surface individuelle est nécessaire dans le cadre de l'appartement familial. Nul ne devrait être refoulé sous l'escalier en guise de chambrette comme ce fut le cas de Ste Germaine de Pibrac !

Il y aurait là matière à une intéressante étude statistique pour évaluer l'espace individuel optimal dans le cadre d'une habitation familiale. Cet espace individuel devrait jouïr d'une isolation suffisante au niveau visuel et phonique de façon à permettre à tout individu une certaine autonomie dans le cadre de la communauté conviviale de son habitation. Cette autonomie nécessaire implique qu'il puisse bénéficier de temps à autre de solitude pour se ressourcer : pour lire, dormir, écouter de la musique, méditer, réfléchir, prendre du recul...

 

La Densification et la pression groupale

A titre analogique, mais qui peut certainement se formaliser après évaluations sociologiques, la vie commune d'un certain nombre (N) d'êtres vivants dans un espace limité, pourrait obéir à une loi de type Van der Waals (loi des gaz réels).

On prend l'hypothèse que chaque individu jouit en moyenne d'un espace équivalent à celui dont jouissent les autres individus présents dans le même espace (la même enceinte). Ceci est une approximation très grossière mais qui nous permettra d'avancer dans la réflexion. Nous appelons V la mesure de l'espace disponible (extension de l'enceinte). Dans le cas d'un gaz, V désigne le volume de l'enceinte. Pour des êtres vivants partageant un espace urbain ou rural, V désigne grossièrement une surface avec possibilité d'affiner en considérant le volume dans certains cas (par ex la hauteur d'un appartement).

On admettra que l'activité de chaque individu produit une part positive ("travail", "loisir" paisible) et une part inévitable mais dommageable (conflits, stress). L'ensemble de ces activités peut être évalué sous le terme T.

Les contraintes subies par l'ensemble des individus sera évaluée par p.

*

*        *

A propos des gaz réels dans une enceinte hermétique et en tenant compte des interactions mutuelles d'attraction et de répulsion entre les molécules comme de la nature non ponctuelle de ces molécules, Van der Waals a proposé sa loi :

- les molécules ont une certaine taille (soit un volume b) et vu leur très grand nombre N, elles occupent un volume propre : Vb = Nb dit le covolume; V est le volume de l'enceinte et N le nombre total de molécules

p = NkT / (V - Nb)

Si on fait l'hypothèse d'une forme d'attraction sociale entre les individus, l'existence de ces interactions mutuelles d'attraction a pour effet de diminuer la pression (ou, dans notre cas, la contrainte) au voisinage des parois (frontières de l'enceinte); cette diminution introduit un facteur proportionnel au carré de la densité des molécules, à savoir : un facteur :

an2 = a(N/V)2

*d'où, une deuxième modification de la loi des gaz parfaits due à l'attraction des molécules :

p = NkT / (V -Nb) - aN2/V2

La température T absolue pourra être incluse ici dans une constante, ou bien renvoyer à la valeur de l'agitation moyenne du groupe social plus vaste dans lequel s'insère l'enceinte considérée.

k est la constante de Boltzmann => on peut définir un coefficient K=kT

d'où

p = NK / (V -Nb) - aN2/V2

"a" désignant l'attraction moyenne dans cette enceinte pourra être modélisée plus avant en faisant appel à des paramètres évaluant la cohésion familiale (taux de divorces), la cohésion sociale de loisir (pratique de sports collectifs, lieux de rencontre conviviales, appartenances culturelles ou religieuses homogènes ou non, etc).

Si a est relativement faible, la "contrainte" sera proportionnelle au nombre d'individus et inversement proportionnelle à l'espace libre disponible pour chacun.

L'urbaniste aura donc à prendre en compte d'une part l'attraction ( aN2/V2 ) qui jouera un rôle local bénéfique, d'autre part la contrainte déterminée par la densité à l'intérieur de l'enceinte. Il pourra donc multiplier les occasions de détente, de loisir, de respect et d'amitié, etc et aussi diminuer la contrainte par des ouvertures dans la frontière de l'enceinte (facilités de communication avec les autres lieux de la ville ou du pays).

Les notes ci-dessus proposent seulement une piste de réflexion de type analogique dont la formalisation en loi sociométrique demanderait beaucoup de travail sociologique, urbanistique, psychologiques, statistique, etc.

Les villes européennes ont créé une charte de qualité urbaine durable. Cette Charte préconise un urbanisme à taille humaine, mais évite d'insister sur l'utilité de la maison individuelle avec jardin, en tant que "poumon" de la ville, protection des espèces végétales et animales spécifiques (par exemple la "tortue des jardins"), apaisement du psychisme individuel, familial et collectif, etc...

On a défini la Haute Qualité Environnementale des bâtiments qui augurent d'un progrès mais omettent dans leur listing le facteur de promiscuité et de densité excessive, nocifs à la santé physique, psychologique et sociale des habitants.

Les développements de ce projet ont bizarrement prétendu qu'il fallait éviter l'étalement des villes, autrement dit, qu'il faudrait construire des barres et des tours plutôt que des pavillons et des chaumières. Il s'agit là d'une aberration dictée par les acteurs de la promotion immobilière dont le lobby est économiquement, politiquement et médiatiquement surpuissant. Construire des tours leur va si bien !

Cette influence des lobbies ne doit pas être sous estimée : dans certaines communes et jusqu'à l'échelle de l'état, ils croient bon de "conseiller" les élus sur des modifications à apporter à tel PLU local (aussi bien au niveau des règles que des plans). Plus simplement ils tendent à influer sur la Loi afin qu'elle devienne compliante à leurs intérêts, y compris dans des cas individuels précis et parfaitement démontrables !

On ne voit pas toujours la pertinence des décisions prises de cette façon :

par exemple, pourquoi interdire la construction de chartreuses (traditionnelles au fond du jardin des petites toulousaines) ?

N'est-ce pas pour favoriser la tactique d'achat des "fonds de parcelle" mise au point par certains promoteurs pour agrandir leur périmètre d'action ? (A l'origine, la chartreuse était ermitage, cherchant à marier l'intimité, la vie spirituelle et la solitude sans tomber dans l'individualisme et l'isolement => Cf. le film "Le Grand Silence" ).

Dans le même esprit d'entassement, de rentabilisation de l'espace "constructible", on diminue l'obligation de prévoir des parkings dans le cadre des projets immobiliers ce qui aboutit à une incessante lutte des places ! Ou bien on admet leur localisation en sous sol, y compris dans des zones très inondables. On n'en reviendra qu'après la crémation des noyés.

 

pubs non contrôlées par le site  "Stress, Yoga et Psychosonique".

 

La réflexion psychothérapique institutionnelle a depuis longtemps théorisé le bien fondé d'un juste équilibre entre proximité modérée de voisinage et

La Verrière (citation de Jean Ayme)

Il inscrit dans l'architecture ses visées sociothérapiques. L'établissement comporte sur 20 hectares, centre social, piscine, théâtre, ateliers, gymnase et 10 pavillons d'hospitalisation pour 300 malades regroupés en 3 'villages'. Il précise dans un article de L'Évolution Psychiatrique l'usage qu'il entend faire de ce remarquable instrument, réservé au départ aux seuls enseignants mais qui prendra par la suite en charge le secteur d'implantation de l'établissement : 'La cité psychiatrique doit comprendre des pavillons adaptés aux diverses catégories de malades et répondant aux exigences hygiéniques, thérapeutiques, psychologiques et sociales de ces derniers sélectionnés suivant leur mode de sociabilité'.

Lorsqu'en 1965 le Ministère charge les Docteurs Guy Ferrand et Jean-Paul Roubier, programmistes hospitaliers, d'une étude sur les normes de construction applicables aux hôpitaux psychiatriques, ils rédigent un rapport sur 'un hôpital urbain de moins de cent lits', programme qui ne verra jamais le jour mais qui aura au moins eu le mérite de réunir sur plusieurs mois des architectes, urbanistes, psychiatres et psychanalystes.

Cet important travail permettra le parution d'un numéro spécial de la revue Recherches sur 'Programmation, Architecture et Psychiatrie'. Ferrand et Roubier font la critique de l'hôpital-village, observant avec ironie que, 'parvenu à son degré de perfection, se pose avec une acuité grandissante le problème non pas des risques d'évasion mais bien celui des sorties'. Ils préconisent, implantés dans le tissu social, des structures diversifiées répondant à tous les temps de la trajectoire thérapeutique de chaque patient. Ils tiennent à dissiper les illusions perfectionnistes en soulignant que 'ce ne sont ni les lieux par eux-mêmes ni les activités par elles-mêmes, dont ils sont les supports, mais les rencontres, les situations interhumaines symboliques et fantasmatiques dont ces lieux et ces activités sont l'occasion qui doivent faire repenser les structures de l'hôpital psychiatrique'.

L'avenir n'est pas à la Cité psychiatrique mais à la psychiatrie dans la Cité.


(d'après Clinique de Laborde)

 

L'être humain, pas plus que la volaille, n'est fait pour être élevé "en batterie", dans un entassement générateur d'agressions réciproques immotivées, coups de bec chez les gallinacés, suicides, coups de couteau ou incendies de voitures, chez les humains. Sans parler de la misère sexuelle et des viols en bande organisée. Il est vrai que nous ne sommes pas des gallinacés ! De toute façon, même pour ces volatiles on a trouvé au moins deux solutions :

1) On les débecque (grâce à un outil spécialement étudié qui permet de sectionner leur bec en biais de sorte qu'ils puissent continuer à s'engraisser sans pouvoir faire saigner leurs congénères)

2) On les munit de lunettes (mais oui !) de sorte qu'ils puissent, là encore, continuer à s'alimenter sans avoir la possibilité de voir leurs voisins, ce qui leur évite les conflits carnassiers.

A-t-on trouvé l'équivalent chez l'être humain afin de pouvoir l'entasser indéfiniment en lui faisant croire qu'il est seul avec sa petite famille (si elle ne s'est pas encore désagrégée) au milieu des masses plus ou moins anesthésiées par les infos sportives, les feuilletons décervelants, les effets d'annonce, la peur d'être à la rue sous l'effet du chômage ?

La fécondité s'effondre dans les zoos où l'animal se sent piégé; qu'en sera-t-il de nos cités ?

Cela revient-il à dire que nous devrions vivre dans un isolement total, dans le grand silence pessimiste et attristé de la Grande Chartreuse ? ["Le Grand Silence" est un film d'une austérité et d'une beauté qui a surpris le public le plus éloigné de la mystique, comme en témoigne l'afflux sur plusieurs mois qu'il a suscité aux cinémas Utopia de Toulouse ou Tournefeuille].

Ou bien faudrait-il vivre seul chez les anciens Pères du Désert ou dans les grottes des bouddhistes tibétains qui y font retraite trois ans + trois mois + trois jours ?

Entre le silence mortifère du sable et la cacophonie étouffante du bêton, que devrions nous choisir ?

Bien entendu, le juste milieu ! Il y a sans doute des frontières à calculer, des masses critiques à découvrir. Frontière entre solitude rurale désespérante et communauté villageoise souriante; frontière entre paisible quartier fait de maisons conviviales et grandes barres qu'un jour on devra détruire à grands frais !

Il y a peut être une masse critique au delà de laquelle la statistique témoigne d'une croissance des troubles médicaux et médico-psychologiques.

Il existe peut-être une autre masse critique, plus terrifiante qui pousserait ses membres non seulement à la maladie personnelle mais aussi et surtout à la pathologie collective des combats de rue, des coups de couteaux, des incendies volontaires et des émeutes plus ou moins organisées.

C'est dire que du point de vue humain, urbain, politique et économique, nous avons tout intérêt à éviter de tels excès !

[Bien entendu ces observations sont fondées sur ce que chacun sait ou devine et sur peu de statistiques systématiques. L'étude socio-démographique mériterait - mais qui la financerait ? - d'être menée à bien, en espérant qu'elle ne le soit pas à retardement, après l'explosion !]

Le code Civil protège la vie privée de tout citoyen.

A côté du Code Civil, il est bon de savoir que le citoyen a un accès gratuit et immédiat à toutes les lois et tous les règlements qui en dépendent, grâce au site officiel gouvernemental Legifrance. Il n'est pas bon de s'en remettre totalement à un avocat qui manque souvent du temps qu'il faudrait pour creuser à fond un dossier, un permis et en découvrir toutes les principales failles ou illégalités.

Il est important de savoir aussi que l'Administration ne peut refuser, sous aucun prétexte de communiquer une copie de tout document sur lequel s'appuie un service d'Urbanisme pour accepter et promouvoir un projet précis (permis de construire). Tous les éléments d'un Permis de Construire, y compris ses premières éditions ayant précédé des modificatifs éventuels, peuvent être réclamés et les Services d'Urbanisme (même s'ils font parfois la sourde oreille) doivent répondre à la demande. En cas de refus, il est possible de faire appel à la CADA qui émettra un avis favorable. Cet avis n'étant pas contraignant, la Mairie peut encore se soustraire à ses obligations; cependant le Tribunal fera, dans ce cas, droit à la demande de l'usager s'il y a recours.

De nombreuses toulousaines disparaissent chaque année, aussi avons nous projeté de publier le Tombeau des Toulousaines

Vous trouverez ici un Kit minimal pour se défendre ? y compris pour défendre l'environnement.

Plutôt que d'entasser nos habitations en hauteur, pourquoi ne pas les étaler en surface ? Comme Londres le démontre, c'est possible, humain, agréable ! Sous condition de multiplier les voies ferrées, métros et tramways.

Vous pouvez consulter ici le placet que l'Association a écrit à la Commission consultative de la modification du PLU de Toulouse (Eté 2009)

Vous trouverez plus de détails sur la question de la densification ici

 

À quoi ressemblera la ville de demain ? (Architecture, habitats, transports, énergies... Découvrez dans ce pearltree les tendances qui dessinent la ville de demain).


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MAJ 7 Aout 2013