Les petits jardins toulousains

Bernard Auriol

un jour, près du jardin,
Passa un homme qui,
au revers de son veston,
Portait une fleur de béton.

Dans le jardin une voix chanta:

"De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
De grâce, de grâce,
Préservez cette grâce.
De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
Ne coupez pas mes fleurs.

C'était un petit jardin

J.Lanzmann - J.Dutronc


Le petit jardin toulousain comporte bien souvent un puits, nécessaire autrefois pour les besoins de la maison, pour boire et pour l'arrosage. Devra-t-on vraiment payer pour y puiser son seau ? [il est question d'obliger les propriétaires d'un puits à l'équiper d'un compteur et à verser une redevance au prorata de la quantité pompée ! (Décembre 2009)].

Des escargots, des lézards, des oiseaux et surtout des tortues de jardins (espèce protégée) que l'urbanisation excessive met à mal et fait disparaître.

Quelques fleurs, notamment des pâquerettes, des boutons d'or et des violettes !

La culture de la violette était une spécialité des maraîchers qui occupait plus de 500 familles toulousaines sur 20 hectares. Ceux précisément qui construisirent les "toulousaines" les plus typiques, dès la deuxième partie du XIX° siècle. La production aurait atteint son apogée dans les années 50. Devenue plus rare et précieuse, elle se décline en parfum, sirop, liqueur et autres gourmandises.

Des bals de la Violette, l’élection de Miss Violette ou la remise de bouquets aux personnalités mettent souvent la Violette de Toulouse sur le devant de la scène.

Les violettes qui jaillissent du sang d'Atis, Fils et amant ressuscité chaque année, de Mère Nature, la grande déesse Cybèle.

Quelques légumes : oignons, poreaux, tomates, haricots, petits pois, pommes de terre, salades, radis rouges et radis noirs, etc

Parfois volailles ou lapins. Rarement le cochon, des oies ou des canards.

1. La densification a pour implication une concentration de la population source d’agressivité de délinquance et de maladies : Cette concentration de la population va engendrer, selon des études bien documentées en psycho-sociologie et en éthologie – tout comme on l’observe chez l’animal élevé en batterie – une augmentation de l’agressivité et de la délinquance avec, par ailleurs, des effets délétères sur la santé (ulcères, asthme, etc) et le bien être des habitants, anciens ou nouveaux.


2. Cette concentration diminue la qualité de la vie car elle engendre des nuisances de voisinage accrues de manière géométrique en fonction du nombre d'habitants par unité de surface, et ce quelle que soit la convivialité et le respect des voisins entre eux.


3. Mentionnons le bruit, générateur de stress. Le bruit engendre de l’insomnie qui augmente le stress. Le stress engendre à son tour du bruit. Ce qui constitue un cercle vicieux très nuisible.
4. Le stress est à l’origine de maladies coûteuses pour la société, destructrices de la sérénité familiale, etc.


4. On doit appliquer le même raisonnement à la promiscuité chimique (concentration accrue de polluants variés), et à la promiscuité visuelle (perte d’intimité, génération de rumeurs, etc)…


5. Les risques d’inondations, dont on sait qu’ils vont croître du fait du réchauffement planétaire, sont insuffisamment pris en considération : on devrait éviter de construire des parkings souterrains, de bétonner abusivement le sol et le sous-sol au prétexte qu’on peut y pallier par des « puits de ré-infiltration ». Il conviendrait plutôt de faire jouer les droits de préemption de la Mairie pour réaliser les espaces verts indispensables, ce qui diminuerait les risques liés au « bétonnage » excessif.

Il convient, à ce sujet, de tenir compte des réflexions et études réalisées à Paris relativement à la Seine :

6. Le Plu prévoit une augmentation des hauteurs, du nombre d’étages autorisés et une abolition du COS.


7. Insuffisance de stationnement : La construction très intensive augmente la population sans que les places de Parking soient suffisantes. On réduit le nombre de places de stationnement obligatoire à moins d'un par appartement, en prenant éventuellement prétexte de l'existence du métro. Il est pourtant bien évident que chaque famille peut posséder deux voitures ou trois ! Nous déplorons - à côté de nombre d'invonvénients - que par là, les propriétaires de petites toulousaines se sentent obligés de transformer une partie de leur façade en entrée de garage ou une partie de leur minuscule jardin en surface goudronnée-parking.


8. Déficit en espaces verts : L’augmentation de population fait sans que soient prévus des Parcs, Jardins, Espaces de Jeux pédagogiques, lieux de promenades pour les simples citoyens, notamment lorsqu’ils sont âgés ou quand ils ont des bébés ou de jeunes enfants.

On assiste par ailleurs à la disparition des jardins attachés à chaque toulousaine ou des fonds de jardin lorsque ces terrains sont achetés pour construire de gros immeubles. Ainsi la respiration de Toulouse s'amenuise inexorablement.

9. Les petites toulousaines grâce à leur petit jardin permettent l’existence de micro-écosystèmes dont plusieurs composants sont sous la protection de lois internationales en particulier : biocénose constituée en partie d’espèces protégées ou très protégées par les lois nationales et les conventions internationales (tortues Hermann, cèdres bleu du Liban, nidification de mésanges, etc.).


10. L’existence des petits jardins est une caractéristique patrimoniale de la Ville de Toulouse, c’est une condition de bien être, d’harmonie, de compréhension réciproque au sein du quartier. La disparition ou l’asphyxie des jardins par de gros immeubles nuit à la qualité de la vie, à la sérénité des habitants, à l’oxygénation de la ville ; cela porte atteinte à la survie de nombre d’espèces végétales et animales protégées. Rappelons nous que la tortue Hermann est appelée « tortue des jardins » et que la probabilité de son extinction va avec l’excès d’une urbanisation sans frein.

 

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dernière mise à jour le

MAJ 14 Novembre 2010