TOULOUSE |
Il revient dans ma tête, une musique Nougaronne...
Ma ville d'adoption ne cesse d'embellir
Des ponts et des musées, aux jardins à loisirs
L'eau n'en finit pas de s'appeler Garonne.
Saint-Sernin soigne son image, l'histoire resurgit
Des mémoires trop jeunes aux souvenirs.
Rappelle nous tes lieux, racines nécessaires
Pour conduire l'avenir sur un passé fleuri.
Des Romains aux Chrétiens et Cathares sans âge
Conservent la mémoire des cendres de nos pères
Patrimoine d'amour aux futurs habitants.
La calèche s'est tue, seul le vent d'Autan
Immortel voyageur ressasse l'aventure
Qu'il entraîne avec lui comme un bel héritage.
Toulouse, j'aime l'odeur de ton magnolia
- Je laisserai mon âme sur l'un de ses pétales -
Et dans tes beaux buissons aux rouges camélias
Je chanterai des vers au rythme cotidal.
Du marché coloré aux Arcs Saint-Cyprien ...
Saint-Thomas dort sous le palmier des Jacobins.
Berges capricieuses, aux pêcheurs si fidèles,
Les arches silencieuses des cloîtres un peu sourds
Voient les avions partir tels des enfants curieux
Qui reviennent un jour s'abriter sous son aile.
O ville, sein protecteur, nid de mon amour
Où j'ai donné la vie, à ton destin heureux
A l'ombre des Théâtres, au chœur des Basiliques
Sous le regard si bleu du maître de musique.
Nanou Auriol
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© Copyright Bernard AURIOL (email = auriol @ free . fr)
dernière mise à jour le
19 Juin 2008
Lisez de Pierre Salies : La Reine Pédauque, Archistra, pp. 105-120, 158, Avril 1997.